IV- Modes de vie de nos ancêtres: 1660-1740

Dans ce chapitre, nous traiterons principalement de tout ce qui est relatif au quotidien de François PARIS et Marie Rabouïn. C’est grâce à plusieurs actes notariés que nous avons pu recréer une partie de leur vie. Le plus ancien de ces actes est leur contrat de mariage. Il fut passé devant le notaire Duquet de Lachesnaye le 17 janvier 1681 à Québec. La collaboration spéciale de 2 paléographes nous a permis de mieux connaître les coutumes et clauses de ce mariage. Il s’agit de M. Jean-Marie Tanguay et Mme Fleurette Asselin. Ils ont effectué la transcription complète de ce contrat de mariage et de l’inventaire après-décès de François PARIS.

Le contrat de mariage

On apprend dans cet acte que Marguerite Ardionne ( la mère de Marie Rabouïn ) était absente et décédée lors de la signature. Néanmoins, plusieurs personnes étaient présentes pour cette occasion. Voici la liste des personnes inscrites dans l’acte : - Jean Rabouïn / le père,

- Marie Rabouïn / la mariée,

- Sieur André Coudret / habitant de Notre-Dame des Anges et parrain de Marie,

- Louise Mance / femme de Sieur Lévrard, le maître canonnier du roi,

- Sieur Nicolas Fremy / demeurant chez Monseigneur le Gouverneur,

- David Corbin / maître boucher de Québec.

Les époux s’engagent donc à rendre le mariage solennel devant notre Sainte Mère Église Catholique Apostolique et Romaine. De plus, le couple s’unira suivant la coutume de Paris. À cet époque, le père de la mariée se devait de remettre une dote au couple. C’est ainsi que Jean Rabouïn promet de donner à sa fille, outre ce qui lui revient de la succession de sa défunte mère, une vache à lait, un porc prêt à mettre à l’engrais en plus de l’habiller selon sa condition le jour de ses noces. Finalement, les parties ont déclaré ne savoir ni écrire, ni signer. Les seules signatures que nous retrouvons sont celles de David Corbin, Marie Couillart ainsi que celles des notaires. Nous retrouvons un détail important dans cet acte. Il est mentionné que François PARIS était cordonnier et qu’il demeurait à la Seigneurie de Lauzon. Il est fort probable que François PARIS ait travaillé pour Étienne

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